Baptiste Serin : De l'UBB aux acclamations du RCT, un parcours en montagnes russes

Natif de La Teste-de-Buch, Baptiste Serin fait ses premières armes à Parentis-en-Born, avant d’être formé à Bègles à l’âge de 15 ans. Le demi de mêlée a quitté son club formateur en 2019 pour rejoindre le RCT, un départ qui continue de nourrir les débats. À Toulon, le Girondin a trouvé une nouvelle maison. « Il suffit d’écouter les acclamations lorsque son nom est prononcé par la speakerine pour s’en rendre compte : c’est un des principaux chouchous du public toulonnais », explique Dorian Vidal, journaliste à Var Matin. Le symbole est fort : Baptiste Serin vient de fêter son 150e match sous le maillot rouge et noir, dépassant désormais son total de rencontres disputées avec l’UBB. « Il est devenu une figure incontournable de l’effectif, un leader autant dans le vestiaire que sur le terrain », insiste Dorian Vidal. Cependant, son départ de Bordeaux reste un moment charnière. « Les conditions dans lesquelles Baptiste Serin est parti sont assez obscures », analyse Arnaud Carré, spécialiste rugby d’ICI Gironde. Il rappelle que Serin avait connu les premières saisons de Top 14 où l’UBB se battait pour le maintien et participait activement à la construction du club. Pourtant, le sentiment d’attente a pesé, et il est parti à Toulon pour gagner des titres. Ironiquement, il n’en a pas gagné, tandis que l’UBB a continué sa montée. La question de son statut se pose aussi en équipe de France. « Quand vous jouez à la même époque qu’un extra-terrestre comme Antoine Dupont, c’est difficile », constate Dorian Vidal. Malgré quelques apparitions et un Tournoi des Six Nations honorable, Baptiste Serin a souvent dû se contenter de rôles secondaires. Arnaud Carré s’interroge encore : « Pourquoi Pierre Mignoni ne l’a pas titularisé à Dublin en demi-finale de Champions Cup ? » Un profil différent, parfois imprévisible, mais toujours précieux.
Source: France Bleu Sports - 2026-05-31